SASA - Site Archéologique Saint-Antoine
OUVERTURE
05 SEPTEMBRE 2026
Le SaSA – Site archéologique Saint-Antoine – se situe sur l’esplanade Théodelinde au cœur de la vieille ville, un territoire riche en découvertes archéologiques. Offrant un dialogue constant entre passé et présent, le SaSA articule recherche, médiation et création contemporaine.
Découvrir: la porte d’entrée de l’archéologie à Genève
En 2010, des vestiges archéologiques sont découverts lors de travaux de réaménagement sur l’esplanade Théodelinde, en vieille ville. Les fouilles menées entre 2012 et 2015 par le Service d'archéologie du canton de Genève révèlent des traces inédites, témoignant d’une occupation humaine continue de l’Antiquité à l’époque moderne. Au vu de l’importance de ces découvertes, le Canton et la Ville de Genève décident conjointement de les protéger et de les rendre accessibles au public.
À la croisée du site patrimonial et de la scène culturelle, le SaSA invite à un voyage à travers deux millénaires d’histoire genevoise. Cette nouvelle institution a pour objectif d’être un lieu de transmission et diffusion des savoirs. Accessible et ouvert à toutes et tous, le site s’adresse autant aux archéologues, scientifiques, chercheurs et chercheuses, qu’au grand public et aux enfants. Il est également un espace d’expérimentation et de dialogue entre disciplines. En effet, une programmation culturelle y est proposée en collaboration avec d’autres institutions et musées de la Ville.
En s’appuyant sur le caractère unique du lieu, le SaSA, souhaite se positionner comme la porte d’entrée de l’archéologie à Genève, en repensant la relation entre la conservation du patrimoine et sa valorisation.
Découvrir: deux millénaires d’histoire genevoise en un seul lieu
Les fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour un condensé spectaculaire et inédit de deux millénaires d’histoire:
- Un établissement gallo-romain du Ier siècle,
- Une nécropole de plus de 300 tombes (IIIᵉ–XIIIᵉ siècles) et une partie de l'Église Saint-Laurent du Vᵉ siècle
- Les vestiges des fortifications du XVIᵉ siècle, ainsi qu’une casemate datant de 1560.
Ces vestiges racontent l’évolution urbaine, religieuse et défensive de la cité: habitat civil, pratiques funéraires chrétiennes et ingénierie militaire moderne s’entrelacent.
Découvrir: la programmation culturelle
Conçu comme un espace vivant et pluriel, le SaSA se distingue par une approche audacieuse de la muséographie archéologique et fait dialoguer patrimoine et création contemporaine. Le site s’anime à travers des expositions temporaires et projets curatoriaux, renouvelant le regard porté sur les strates historiques.
L’année inaugurale de l’institution est rythmée par plusieurs temps forts: une ouverture festive
et le lancement d’une programmation culturelle. Pour sa première collaboration, le SaSA a invité le MAMCO à proposer une intervention artistique inédite. Une série d’œuvres de Joana Hadjithomas & Khalil Joreige est présentée sur le site du 5 septembre au 15 novembre 2026. D'autres partenariats suivront!
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"Ni espace sacralisé, ni patrimoine figé – juste un lieu hospitalier où l’on peut se rencontrer, s’attarder, réfléchir."
Préparez votre visite
Ouverture au public le 5 septembre 2026!
Le programme complet de cette Fête d'ouverture est à découvrir dans la rubrique Agenda à partir du mois d'août 2026.
Horaires (dès le dimanche 6 septembre)
Mardi - dimanche
10h - 17h
Entrée à prix libre et sans réservation
Transports / TPG
Bus
92, arrêt Saint-Antoine
7, arrêt Musée d'art et d'histoire
Tram
12/17, arrêt Rive
Agenda
Le SaSA accueille régulièrement des expositions temporaires, des conférences et des activités pour tous les publics. Découvrez ici les prochains évènements!
Archéologie: chronologie de l'occupation du site
L’esplanade Théodelinde se situe au cœur d’un secteur d’une richesse archéologique remarquable, des vestiges révélés par des fouilles menées par le Service d'archéologie du canton de Genève, entre les années 1980 et 2015. Ces découvertes spectaculaires apportent un éclairage nouveau sur certaines périodes clés de l’histoire genevoise, de l’Antiquité à l’époque moderne.
"Un projet majeur qui lie les différentes découvertes à l’échelle du territoire."
L'Antiquité: résidence gallo-romaine et nécropole tardo-antique
Le Site archéologique Saint-Antoine témoigne d’une occupation humaine depuis l’Antiquité. Trois phases d’habitat s’y succèdent entre la fin du Ier siècle av. J.-C. et le Ier siècle ap. J.-C. Le début de notre ère correspond à un développement résidentiel et artisanal d’envergure aux abords du vicus (bourgade) de Genava. Un petit quartier de constructions légères s’installe dans un secteur plus à l’est, mais il est détruit par un phénomène d’érosion subite. Le terrain est ensuite consolidé à l’aide d’amphores enfoncées dans le sol probablement pour prévenir de nouveaux effondrements.
Le plus récent et le mieux conservé des habitats restitue l'angle sud-est d'une pièce de service d'un habitat d’époque dite flavienne – seconde moitié du Ier siècle ap. J.-C. Son sous-sol présente un remarquable système d’assainissement formé d’amphores à huile disposées en quinconce et callées par des amphores – une technique visible pour la première fois à Genève.
À la fin de l’Antiquité, la zone prend une fonction funéraire et une vaste nécropole est installée. Plus de 60 inhumations sont mises au jour dans la zone de fouilles.
Moyen Âge: l'Église funéraire de Saint-Laurent
Aux Ve–VIIe siècles, une grande église funéraire est construite sur la nécropole de la fin de l’Antiquité. Dans le sous-sol et autour de l’édifice, plus de 100 tombes ont été mises au jour : 93 coffres de dalles de molasse et 14 coffres de tuiles, conservés in situ.
Le bâtiment religieux correspond à l'Église Saint-Laurent. Seule l’angle sud-ouest de la nef, entourée d’un portique, est conservé. Elle reste en activité jusqu’au IXe siècle au moins, avant d’être progressivement abandonné ainsi que l'indiquent les 77 tombes en fosse simple qui viennent s'installer dans ses ruines entre les Xe-XIe siècles et ce jusqu’au XIIIe siècle.
Époque moderne: le Mottet de Saint-Laurent et le Bastion Saint-Antoine
La surface occupée à l’époque médiévale par le cimetière et l'Église Saint-Laurent est progressivement réduite par les travaux de fortification du flanc oriental de la ville. Les constructions les plus spectaculaires sont liées au Mottet de Saint-Laurent. Édifié en 1537, il est par la suite intégré à la vaste plateforme du Bastion Saint-Antoine, constitué en 1560 à l’avant de l’ancienne porte du même nom. Les importantes quantités de terre et de remblais utilisées pour élever ces structures sont venues recouvrir et protéger les vestiges des époques précédentes.
Enfin, les fouilles ont mis au jour une casemate qui était associée au bastion. Cette construction permettait aux soldats d’accéder aux chambres de tir mises en valeur dans le parking voisin de Saint-Antoine.
À partir du XVIIIe siècle, le bastion perd son importance défensive. Un second Bastion Saint-Antoine est aménagé plus au sud-est et le premier est progressivement aménagé en promenade, où l’on aime encore flâner aujourd’hui.
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Esplanade Théodelinde 1
1206 Genève
Suisse
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À propos
Le SaSA est géré par la Conservation du patrimoine architectural (CPA) de la Direction du département de l’aménagement, des constructions et de la mobilité (DACM) de la Ville de Genève. Les fouilles ont été menées par le Service d'archéologie du canton de Genève (SAGe), partenaire scientifique de l'institution.
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