SASA - Site Archéologique Saint-Antoine
Découvrir: la porte d’entrée de l’archéologie à Genève
Au cœur de la vieille ville, sur l’esplanade Théodelinde, un nouvel espace culturel dédié à l’archéologie genevoise ouvre ses portes. À la croisée du site muséal et de la scène culturelle, le SaSA invite à repenser la relation entre la conservation du patrimoine et sa valorisation.
Accessible, accueillant et ouvert à toutes et tous, le site s’adresse au grand public, aux spécialistes, aux écoles ainsi qu’aux chercheuses et chercheurs. Il assume une approche contemporaine et audacieuse de la muséographie archéologique. Pensé comme un espace de dialogue, d’ancrage et d’expérimentation, le SaSA crée de nouveaux liens entre patrimoine et création, entre institution et territoire, entre mémoire et usage.
Découvrir: deux millénaires d’histoire genevoise en un seul lieu
Une succession de campagnes de fouilles a permis de mettre au jour un condensé spectaculaire et inédit de l’histoire. Les vestiges racontent l’évolution urbaine, religieuse et défensive de la cité et composent un véritable palimpseste: habitat civil, pratiques funéraires chrétiennes et ingénierie militaire moderne s’entrelacent. À l’échelle cantonale et romande, le site fait exception; il témoigne d’une occupation humaine continue et stratifiée de l’Antiquité à l’époque moderne. Son architecture repose sur une série de lanterneaux qui révèlent les vestiges depuis l’espace public tout en laissant filtrer la lumière naturelle. À l’intérieur, le parcours et la topographie conservée invitent à une découverte sensible et progressive des traces du passé.
Découvrir: un espace vivant et pluriel
Par sa vision ouverte et décloisonnée, le SaSA fait dialoguer passé et présent. Le lieu relie étroitement recherche, médiation et création contemporaine. Il se distingue par une approche audacieuse et résolument contemporaine de la muséographie archéologique. La programmation se structure autour d’expositions temporaires, de projets curatoriaux et de collaborations avec d’autres institutions. Cette dynamique culturelle partenariale permet de mutualiser ressources et expertises et d’offrir des regards renouvelés sur les strates patrimoniales du site. Un projet de résidences académiques permettra de continuer les recherches sur les thématiques en lien avec les fouilles, les vestiges ou l’archéologie genevoise. Il sera un ancrage scientifique fort développé en partenariat avec le Service archéologique du canton de Genève, ce programme encourage les passerelles entre recherche, médiation culturelle et société civile.
"Ni espace sacralisé, ni patrimoine figé – juste un lieu hospitalier où l’on peut se rencontrer, s’attarder, réfléchir."
Préparez votre visite
Le Site archéologique Saint-Antoine se prépare à vous accueillir. Ouverture prévue courant 2026... plus d'informations à venir prochainement.
Transports / TPG
Bus
92, arrêt Saint-Antoine
7, arrêt Musée d'art et d'histoire
Tram
12/17, arrêt Rive
Agenda
Archéologie: chronologie de l'occupation du site
L’esplanade Théodelinde se situe au cœur d’un secteur d’une richesse archéologique remarquable, des vestiges révélés par des fouilles menées par le Service archéologique du canton de Genève, entre les années 1980 et 2015. Ces découvertes spectaculaires apportent un éclairage nouveau sur certaines périodes clés de l’histoire genevoise, de l’Antiquité à l’époque moderne.
"Un projet majeur qui lie les différentes découvertes à l’échelle du territoire."
L'Antiquité: résidence gallo-romaine et nécropole tardo-antique
Le Site archéologique Saint-Antoine témoigne d’une occupation humaine depuis l’Antiquité. Trois phases d’habitat s’y succèdent entre la fin du Ier siècle av. J.-C. et le Ier siècle ap. J.-C. Le début de notre ère correspond à un développement résidentiel et artisanal d’envergure aux abords du vicus (bourgade) de Genava. Un petit quartier de constructions légères s’installe dans un secteur plus à l’est, mais il est détruit par un phénomène d’érosion subite. Le terrain est ensuite consolidé à l’aide d’amphores enfoncées dans le sol probablement pour prévenir de nouveaux effondrements.
Le plus récent et le mieux conservé des habitats restitue l'angle sud-est d'une pièce de service d'un habitat d’époque dite flavienne – seconde moitié du Ier siècle ap. J.-C. Son sous-sol présente un remarquable système d’assainissement formé d’amphores à huile disposées en quinconce et callées par des amphores – une technique visible pour la première fois à Genève.
À la fin de l’Antiquité, la zone prend une fonction funéraire et une vaste nécropole est installée. Plus de 60 inhumations sont mises au jour dans la zone de fouilles.
Moyen Âge: l'Église funéraire Saint-Laurent
Aux Ve–VIIe siècles, une grande église funéraire est construite sur la nécropole de la fin de l’Antiquité. Dans le sous-sol et autour de l’édifice, plus de 100 tombes ont été mises au jour : 93 coffres de dalles de molasse et 14 coffres de tuiles, conservés in situ.
Le bâtiment religieux correspond à l'Église Saint-Laurent. Seule l’angle sud-ouest de la nef, entourée d’un portique, est conservé. Elle reste en activité jusqu’au IXe siècle au moins, avant d’être progressivement abandonné ainsi que l'indiquent les 77 tombes en fosse simple qui viennent s'installer dans ses ruines entre les Xe-XIe siècles et ce jusqu’au XIIIe siècle.
Époque moderne: le Mottet de Saint-Laurent et le Bastion Saint-Antoine
La surface occupée à l’époque médiévale par le cimetière et l'Église Saint-Laurent est progressivement réduite par les travaux de fortification du flanc oriental de la ville. Les constructions les plus spectaculaires sont liées au Mottet de Saint-Laurent. Édifié en 1537, il est par la suite intégré à la vaste plateforme du Bastion Saint-Antoine, constitué en 1560 à l’avant de l’ancienne porte du même nom. Les importantes quantités de terre et de remblais utilisées pour élever ces structures sont venues recouvrir et protéger les vestiges des époques précédentes.
Enfin, les fouilles ont mis au jour une casemate qui était associée au bastion. Cette construction permettait aux soldats d’accéder aux chambres de tir mises en valeur dans le parking voisin de Saint-Antoine.
À partir du XVIIIe siècle, le bastion perd son importance défensive. Un second Bastion Saint-Antoine est aménagé plus au sud-est et le premier est progressivement aménagé en promenade, où l’on aime encore flâner aujourd’hui.
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1206 Genève
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À propos
Le SaSA est géré par la Conservation du patrimoine architectural (CPA) de la Direction du département de l’aménagement, des constructions et de la mobilité (DACM) de la Ville de Genève. Les fouilles ont été menées par le Service archéologique du canton de Genève (SAGe), partenaire scientifique de l'institution.
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